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Ce qui demeure
Ici, on pourrait lire que mon travail explore le vivant — non pour le représenter, mais pour en éprouver la présence et interroger ce que nous projetons sur lui.
Que la matière s’impose. Que le couteau structure la surface. Que les pigments naturels construisent des zones de densité et de tension.
Que peu à peu, l’intention se retire. Que les toiles ne cherchent plus à raconter.
Que le récit s’est retiré. Que la matière n’illustre pas.
Que le travail demeure en mouvement, que la recherche reste ouverte et que ce qui vient n’existe pas.
Mais finalement, tout est beaucoup plus simple.